Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 13:04

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Etre monomaniaque a des inconvénients, le plus grand étant que ça vous rend absolument toxique aux yeux de vos proches qui envisagent secrètement de vous assassiner et d'enterrer votre cadavre au fond des bois la prochaine fois que vous prononcerez le mot "Glimmer twins."

Ca permet aussi de mesurer l'intensité de leur amour car, soyons honnêtes : pour le moment, ils ne le font pas. A ce propos, je rappelle à mes amis FB que je les aime jusqu'à la lune et retour et que je leur suis reconnaissante pour leur patience. Vous pouvez continuer à mettre des photos de chats et à ironiser sur la mort du PDG de Total. (On pleure ? Ben non !)

 

Mais ça a aussi des avantages : dans mon avidité à en savoir toujours sur les objets de ma passion, j'ai donc acheté chez ceux dont on ne doit pas prononcer le nom une biographie paralllèle de Mick et Keith EN ANGLAIS, en me disant que je mettrais le temps qu'il faut, mais qu'après tout, lire en anglais, ne pourra que développer mes neurones et me faire du bien à l'ego.

J'ai donc lu cette biographie en une semaine, avec une pointe Mercredi soir où j'ai terminé à deux heures du matin, moins à cause de l'intérêt de ma lecture que par hâte d'en finir, les deux derniers chapitres étant fort ennuyeux et à mon sens, fort inutiles.

Mais ça reste une biographie plutôt bien ficelée, nettement supérieure aux ouvrages de Norman, (dont je viens d'apprendre qu'il travaillait chez Apple production, entreprise des Beatles, ce qui en dit long sur son objectivité, si vous voulez mon avis. L'impression latente qu'il n'avait jamais écouté un album des Stones se révèlerait donc juste et d'Andersen qui n'est qu'un long flot de ragots et d'erreurs chronologiques notamment, (mais pas que) mais qui, probablement involontairement, rendrait plutôt Mick sympathique.

 

De Mick, précisemment, il fait un portrait étonnant. Les biographes qui se sont penchés sur son cas sont rarement allés plus loins que son avidité, tant sexuelle que financière, (mention spéciale à Norman qui, par un tour de passe passe occulte totalement sa bisexualité, pourtant assumée même si pas revendiquée,) et le décrivent généralement comme "un homme à mutiples facettes" ce qui, si vous voulez mon avis, veut tout dire et rien dire.

Salewciz n'échappe pas tout à fait à ce piège. Mais il a le mérite, en remontant à la genèse de son amitié avec Keith de nous donner un éclairage nouveau et inédit.

Sa loyauté tout d'abord, envers Keith était (est toujours ?) Féroce et sans concession. Il refusera toujours de l'abandonner, même au moment où la survie du groupe était en jeu. 

L'influence maléfique de Brian Jones, ensuite : l'ange blond a exercé sur eux une emprise énorme dont ils ne se sont jamais vraiment détachés. 

L'accent est également mis sur son romantisme. Ce terme peut être étrange, accolé à Mick Jagger, mais oublions le sens mièvre que nous lui accolons généralement et penchons nous sur le sens littéraire du romantique.

Le romantique recherche la perfection, tant dans son oeuvre/travail que dans ses amours. Faisons appel à Alfred et à son héros, Octave, à Oscar et à son Dorian Gray, à Albert et à Arianne et Solal. Leurs points communs à tous ? Leur recherche de l'amour parfait et absolu qui ne se nourrit que de lui même. Si cet amour et celle ou celui qui en est l'objet chute du piédestal où ils les ont posé, ils le détruisent avec une cruauté qui fait frémir. De plus, le romantique adore et vénère l'objet de son amour, qui est plus une réprésentation allégorique qu'un être humain de chair et de sang jusqu'à la consommation de l'acte. A cet instant, l'être aimé perd tout intérêt pour lui. J'évoquerais ici "Fanfan" d'Alexandre Jardin, où le héros refuse de succomber à sa passion pour Fanfan par peur du quotidien. La suite écrite des années après lui montrera qu'il avait raison.....

Je m'attarderais quelques minutes sur "Fanfan." Si vous vous êtes intéressées quelque peu à Mick Jagger, vous connaissez les anecdotes rapportés par ses indélicats proches et notamment Faithfull qui narre avec une remarquable indiscrétion la confidence que Mick lui faisait à propos de son désir de prouver son affection à Keith. (si vous voulez avoir plus de détails, c'est dans quasiment toutes les bios, au passage.) Marianne Faithfull ajoute, dans une analyse digne d'Evelyne Thomas (mais qui nous intéresse car en relation avec ma démonstration), qu'il n'était pas question pour Mick de passer à l'acte, (briseuse de rêves,) juste de désirer Keith comme un objet innaccessible. Elle ajoute que les objets de son désir perdaient tout intérêt une fois conquis. Pour elle ça a été la force créatrice des Rolling Stones et la raison de la toxicomanie de Keith. 

J'ignore si elle a raison ou tort, mais le fait est que tout cela nous ramène au romantisme qui idéalise tant l'objet de son amour qu'il finit par avoir peur de passer à l'acte et de vivre cet amour. Alexis Korner, au début du livre le dit "Mick marche à la peur et Keith à la foi." A méditer....

 

Le reste de sa personnalité n'est pas pour autant occultée : sa force de travail étonnante et presque maladive, ses rapports amour haine avec les femmes qui ont traversé sa vie, les piliers importants de son existence dont son père, Andrew Logh Oldman, Brian Jones.ils sont tous là et parfois pas à leur avantages, son sens des affaires impitoyable....tout est décrit, parfois de manière assez ennuyeuse.

Voici comment Andrew le décrit à leur première rencontre où il se disputait violemment avec Chrissie Shrimpton : 

"Il me regardait fixement en ayant l'air de me dire "qu'est ce que tu vas faire de ma vie ?"

Salewicz décrit également ses rapports avec Brian Jones. "Leur empathie mutuelle jaillissait, au point d'intimider Keith." 

Des rapports compliqués, assez malsains, instaurés par Jones qui éprouvait une réelle 'satisfaction" (ah ah) à les monter l'un contre l'autre. Le fait est qu'un triangle relationnel s'est instauré entre les trois membres fondateurs des Stones et que ce triangle les a partiellement détruits. Salewzic décrit notamment la manière parfaitement perverse dont Brian et Keith ont isolé Mick pour le conduire à prendre des acides, ce qu'il avait refusé jusque là.

Sa bisexualité n'est pas occultée(, mais pas pour autant nommée), et décrite par Keith, au début de leur cohabitation comme 'sa première période tapette" (classe, Keith....) où il développe un goût marqué pour le travestissement et les manières effeminées. Je ne résiste pas, (pas vraiment mon genre, on va dire) à vous citer ce qu'en déduit le biographe : "consciemment, dans leurs rapports, Mick a endossé le rôle de la femme." (Oui, on peut rigoler.)

Sa relation avec Bowie est décrite avec beaucoup d'humour, mais aussi pas mal de finesse. Difficile, (et pas forcément utile) de continuer à spéculer encore et encore sur "y z'ont niqué ou y z'ont pas niqué ?" Car il est évident, après cette lecture, que ces deux vampiriques créatures ont sucé (arrête de ricaner, toi au fond) la subtantifique moelle de la force créatrice de l'autre pour s'en servir pour alimenter leur propre force créatrice. Résultat : le glam rock, ses paillettes, sa sexualité ambigue, sa brillance son "velvet goldmine" et l'époque où les gens se voyaient dans les yeux de Jagger.....

L'oscillement permanent des Stones entre Eros et Tanathos est l'aspect le plus fascinant de ce livre. Eros est incarné en la personnalité brillante, narcissique, avide de sexe et de pouvoir de Jagger. Tanathos prend sa source dans la piscine de Brian Jones, (sans mauvais jeu de mot), dans la personnalité brillante et malsaine d'Anita Pallenberg, véritable Némésis des Stones, (parfois, à son corps défendant), dans les errements de Marianne Faithfull qui réussit à allier Eros et Tanathos en couchant avec ce déchet de l'humanité qu'était le dealer de Keith, (au passage, bravo les éditeurs qui ont accepté son bouquin...) pour avoir sa dose d'héro. La dame insiste bien sur le fait que Mick n'était pas au courant et que s'il l'avait su ,ça n'aurait fait que confirmer son mépris des femmes. 

Je m'arrête 30 secondes sur cette phrase qui vaut son pesant de cacahoutès, si vous le permettez .

Marianne se met au lit avec un dealer (donc, humainement un type qui ne vaut guère mieux qu'un trader et sûrement beaucoup moins qu'un cafard,) lui prodigue des faveurs sexuelles dans le but d'avoir sa dose d'héroïne......et c'est limite la faute de Mick car il méprisait les femmes ?

Je sais pas vous, mais là, y'a un truc qui fait masse, en ce qui me concerne....

Mais reprenons.

Tanathos trouve son incarnation suprème dans la personnalité sombre, brillante et insécure de Keith. Salewicz le décrit comme un garçon timide, à la recherche du modèle qu'il ne trouvait pas chez son père, (cette recherche permanente peut paraitre étonnante car il l'avait trouvé chez son grand père, Gus dont il parle avec beaucoup de tendresse dans "dance with the devil',) figure qu'il trouve en Brian, qu'il imitera jusque dans sa façon de s'habiller et par la suite, dans ses habitudes toxicomanes et par la suite, en Anita. 

Si nous suivons l'idée de Salewicz, (qui semble mieux les connaître que la majorité de ceux qui écrivent sur eux,) Mick n'a pas joué ce rôle de modèle à suivre aux yeux de Keith. C'était un autre type relationnel, probablement plus profond. Le mystère qui entoure cette relation depuis des années n'est pas levée par ce livre.

Un journaliste qui les a cotoyé dans les années 60 parle de "chimie si forte entre eux que j'aurais presque pu la toucher."

L'insécurité de Keith donne les pages les plus noires de ce livre. A l'instar de Nick Kent, dans "apathy for the devil), les détails sordides de sa toxicomanie ne nous sont pas épargnés, pas plus que sa vie avec Anita, leur destruction mutuelle qui prendrait sa source dans "Performance," (de quoi ce film n'a pas été accusé, je me demande,) la manière dont il l'a arraché aux griffes de Brian, source d'une culpabilité qu'il cherchera à noyer dans les années suivantes, ses relations avec des parasites, Nellcote et son enfer surchauffé, les tensions avec Mick, suite à son mariage, la manière dont leur vie se suivent et ne se détachent jamais, bien que parfois, il est clair qu'ils en crèvent d'envie....tout cela est la source de kilomètres de vie en noir qui donne quelque peu la nausée.

Comme est nauséeux tous ces imbéciles qui tentèrent de le suivre, (dont Nick Kent qui l'a nié par la suite) mais qui n'avaient ni sa résistance, ni son argent, jouant à 'qui prendra le plus de drogues, qui finalement n'est ni plus ni moins que le "qui boira le plus de pintes" des populations moins fortunées, la description en détail de la manière dont Anita et lui passaient leurs journées à se gaver de drogues, le comas dans lequel il a passé deux décennies, la boisson qui servira de substitut à l'héroïne, les épisodes sordides en Jamaïque...(si j'avais encore quelques illusions sur la culture rasta, elles se sont envolées définitivement,) son machisme apparent qui tentait de masquer son désir désespéré de plaire à Anita en devenant le prince noir du show bizz, frimant dans les boites de nuit branchées et trainant des parasitesà genoux derrière lui. 

 

Eros et Tanathos étroitement mêlés dans une danse macabre dont, ils sortiront miraculeusement vivants.....non sans laisser quelques cadavres au passage. Et sans réussir à démèler leur vie l'une de l'autre. Mais j'y reviendrai.

 

Bref, une bio de bonne facture qui aurait gagné à être amputée des deux derniers chapitres qui n'apporte strictement RIEN à la compréhension du reste du récit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par lady marlene - Publié dans : Les livres sont ma vie, les films aussi
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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 21:03

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      En fait, je l'avais pas fini ce qui fait qu'il date de Mercredi mais en fait, on est lundi....

En ce Mercredi soir où je suis partagée entre un mélange d'épuisement et d'euphorie, tant je n'en reviens encore pas de constater que le travail, c'est pas toujours un monde de frustration où toutes vos idées sont rejetées quand seulement vous osez les formuler. Que parfois, sortir des sentiers battus est super bien accueilli. Que le vieux Neil Young avec juste sa guitare et son harmonica, il peut toucher des enfants gavés de rap. Qu'un gamin peut vous demander avec une innocence qui m'a fait hurler de rire à l'intérieur "marie hélène, c'est vrai que tous les chanteurs de rap sont pédés ?" Je ne cautionne pas le terme, mais imaginer la tronche de certains beaufs homophobes du rap m'a provoqué un immense fou rire. Que quand je fais du théâtre, les gamins sont encore plus passionnés que moi. Bref, qu'on est chez madame tout va bien.

En ce Mercredi soir, j'ai envie de pondre un billet qui ne sera qu'indulgence et bonté.

 

La photo de ces deux blancs becs ne vous donnant aucun indice, je vous souffle dans l'oreillette que c'est Adrien Gallot des BB brunes et Carl Barat des Libertines et des dirty pretty thing.

Rien qu'à la mention " BB Brunes, j'ai perdu les lecteurs qui venaient ici persuadés que j'avais des bons goûts musicaux. Rêvez pas, j'ai déjà dit à plusieurs reprises que j'avais quelques ilôts de bons goûts musicaux sur un vaste océan de daube.

 

Bref, je répète, indulgence et bonté. Et je n'ai pas remplacé mon amour dévorant pour mes glimmer twins adorés par un amour dévorant pour le duo des Libertines.

Mais tout de même, on les traite mal, ces jeunes groupes. Ils n'ont rien inventé. Ils ne pensent qu'au fric. Ils ne pensent qu'à se faire des filles. Ou des garçons. Ou les deux. (ben non, ça c'est les rappeurs...) Ils font leur musique en fonction des goûts du public. Ils n'en ont rien à foutre...

Oui. Mais j'ai envie de répondre...

ils continuent à faire de la musique..

Et c'est un acte quasi héroïque à l'heure où on ne peut pas dire que l'industrie musicale se porte bien.

Moi qui suis passée du cynisme à la plainte, (sans même m'en rendre compte, tant c'était naturel et admis) et de la plainte à la théorie du complot, (c'est un vice de famille, désolée,) je me rends compte aujourd'hui des vertus de la bienveillance.

La méchanceté reste un moyen d'expression facile. Le cynisme est un mode de pensée facile. Partir avec des a priori négatifs et un mode de pensée alacon (y font ça pour le fric, pour les filles, pour la gloire...vrai, mais pas seulement?) est une solution de paresseux.

Au risque de passer pour une bisounours, ce dont je me tape comme du prochain album solo de Keith, (oui, bon, là, la bienveillance n'est pas forcément obligée,) une vision bienveillante est souvent une vision plus juste du problème.

Alors, si au lieu de cracher sur ces "jeunes branleurs", forcément moins bons que les anciens, (oui, forcément...et c'est pas forcément leur faute, non plus) nous prenions un peu de temps pour le regarder avec les yeux de la bienveillance et se dire que d'une part, ils ne font de mal à personne, d'autre part, ils bossent dur pour vivre de leur passion, et pour finir, que si Manoeuvre les a pris sous son aile, c'est qu'ils sont pas forcément si nuls que ça ?

 

L'indulgence n'est pas le mode de pensée des dicteurs de bon goût. Mais d'une part, on s'en tape, d'autre part, qui dicte le bon goût ?

Si le bon goût, c'est ce qui dure, Hallyday est il de bon goût ? Mitchell est il de bon goût ? Sardou est il de bon goût ?

Personne ne peut précher le bon goût et on peut toujours vous répondre que 52 ans de Rolling Stones, c'est rien par rapport aux siècles franchis par l'oeuvre de Mozart.

 

Mais encore une fois, le "come together" des Beatles, "couplé au "come as you are" de Nirvana n'est pas une mauvaise philosophie. Et je peux vous dire qu'après 15 ans dans une boite à l'individualisme forcené, le "tous ensemble" des manifs ne vous fait plus autant ricaner.

Alors, rappelez vous : parfois, on n'a pas le choix. Parfois, il faut s'entraider. Et voir les choses avec des lunettes roses, c'est toujours plus constructif que de les flinguer à coup de jugements péremptoires et de ricanements.

Par lady marlene - Publié dans : C'est dans l'air...mais dans l'air de quoi ?
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Jeudi 2 octobre 2014 4 02 /10 /Oct /2014 23:39

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Bien bien bien....

 

Les Libertines se sont retrouvés Mardi pour un concert au Zénith au cours duquel Barat et Doherty ont affiché publiquement leur amour retrouvé.

L'occasion idéale, selon votre humble serviteuse pour les comparer aux pourtant incomparables Glimmer twins.

 

Barat et Doherty, (je rappelle à Carl qu'on a supprimé l'accent circonflexe, alors hein, viens pas me chatouiller les doigts de pied, mec,) ce sont les seuls héritiers dignes de Mick et Keith : relations conflictuelles, tensions, ambiguité de la relation, sexe, drogue rock and roll.

Mais même s'ils ont les bases, ces jeunots sont ils dignes de se raccrocher aux glorieuses branches de leurs ainés ?

 

(je rappelle encore une fois que oui, il y a les frères Gallagher, mais les frères Gallagher ont un inconvénient majeur : ben oui, ils sont FRERES.)

 

1) Sexe : Barat, c'est le genre stable. 5 ans avec une DJ prénommée Annalisa, (ça se voit que je viens d'aller voir sur Wikepidia ?) et maintenant en couple avec Edie Langley, chanteuse des Langley Sisters, (ça se voit, là que je viens d'aller vérifier sur wikepidia,) il a eu un enfant nommé Rammone, (sérieux Carl...) en août. 

 Doherty, on s'en souvient tous, a eu une aventure torride avec Kate Moss, a tenté de se consoler (en vain), avec Irina Lazarenau et Amy Winehouse avant de retrouver une stabilité avec une nouvelle dont il n'a pas révélé le nom. Il a en outre, la manie de semer les enfants illégitimes partout. Ca vous rappelle quelqu'un ? Normal, on y vient.

 

   Jagger, il a interagi avec à peu près tout ce que la planête compte de nanas et pas mal de mecs aussi. (David B, es tu là ?) Inutile de rappeler le drame qui l'a récemment frappé et dont il semble se remettre de la manière dont il s'est toujours remis : en alignant les conquêtes. Cependant, la constante de sa vie reste son ex, Jerry Hall et ses enfants dont il s'occupe remarquablement. Et ses comparses stoniens dont son increvable glimmertwin. De la quantité, de la qualité....on s'incline en ayant quand même une pensée émue pour Jerry qui a eu un jour cette très jolie phrase : "Mick est le meilleur des pères et le meilleur des amis. Dommage que ce soit le pire des maris." 

*

Richards, c'est plutôt Barat. Après avoir formé le couple scandaleux incarné avec Anita Pallenberg, il a épousé la top model Patti Hansen et est du genre à ne pas bouger une oreille. Moins exposé (ou plus malin) que son compère, culbuter les groupies ne semble pas son sport favori. Il préfère de loin ouvrir une bouteille de Jack.

 

Résultat : 1 partout. Mick gagne sur la quantité, mais Doherty c'est Jagger ET Richards réunis. Et en plus, il s'est tapé Kate Moss. Respect.

Nous  noterons, au passage que ces messieurs ont tendance quand même, à préférer les top models vingtenaires aux disons, animatrices de périscolaire quadragénaires. Drôle d'idée.

 

2) Drogues : Barat, il est relativement clean. Pas d'histoire comme celle de Doherty. En outre, il ne supportait tellement plus les problèmes d'addiction de son pote que le groupe est parti en tournée derrière son dos. Pas sympa, Pete, jamais Mick n'aurait fait ça à Keith. Un mauvais point.

 

Doherty : Est ce utile de rappeler le "cokegate ?" Pete s'est enfilé tout ce qu'on pouvait s'enfiler. Actuellement il semble avoir arrêter la drogue pour la remplacer par la picole. Classique et pas malin.

 

Jagger  Après s'être enfilé des litres de coke et des acides. à la chaine pendant 20 ans, Mick a tout arrêté à la demande de Jerry Hall qui ne supportait pas les problèmes d'addiction. Depuis, à l'exception de pétards "de la taille d'une batte de base ball" selon Philippe Manoeuvre, en studio, il est clean de chez clean. (Au passage, les problèmes d'entente avec Keith auraient commencé à cette époque..JDC JDR, tirez en les conclusions que vous voulez...)

Richards : je vous entends ricaner. Keith, trop dur pour mourir. Keith, héroïnomane pendant 25 ans et alcoolique depuis, mais à l'inverse de Doherty, jamais lâché par son comparse. Beaucoup d'héro, beaucoup d'erreurs et une vie dont il s'est largement fait l'écho dans "life." Je n'y reviendrai pas. Disons juste que ce n'est pas l'aspect du personnage que je préfère.

 

Résultat : Match nul encore. Doherty a largement rivalisé avec Keith dans ce domaine. Zéro aux deux équipes, je refuse de donner des points à la toxicomanie. Traitez moi de ringarde, je m'en tamponne.

 

Rock and roll : Doherty/Barat ? Deux albums honnêtes et un statut de groupe culte auquel leur duo/duel a largement contribué.                        Jagger/Richards ? Des classiques du rock en pagaille, des disques d'or par milliers et un statut de "plus grand groupe de rock and roll du monde" nullement usurpé n'en déplaise aux fans de U2, Pink Floyd et consorts.

 Résultat : Avantage Jagger/Richards. Difficile de dépasser les Glimmer Twins sur ce plan.

 

Point bonus : relation amour-haine-ambiguité (yzontcouchéoupas ?)

Doherty/Barat : fusion, déchirement, trahison réconciliation. Et un lien indéfectible. Ca se voit, ça se sent. Ces deux là s'aiment d'amour, c'est clair.

Jagger/Richards : fusion, déchirement, souffrance, (beaucoup), trahison de part et d'autre, réconciliation, déchirement, trahison réconcilation. Et un fil "Keith" (merci Souchon) faut pas toucher, arracher ou effilocher. 

 

Résultat : là encore, 52 ans de "je te hais, je t'aime, je te hais je t'aime, crève ne me quitte pas, si tu me quittes, je te suis, pars en tournée, je te tranche ta putain de gorge, éloigne toi, je te retrouve et me fais un manteau avec ta peau..." 

Avantage Jagger/Richards. Mais Doherty/Barat ont du potentiel. A dans 50 ans, les jeunes ?

 

Victoire finale : Jagger Richards. Et un petit mot pour conclure : ces deux là, c'est pas un si mauvais exemple. Car malgré tout, parfois, il n'a pas d'échappatoire. Parfois, il faut s'entraider. Et parfois, rien ne vaut de monter sur scène et de se coller devant un micro pour chanter "let's spend the night together". Parce que même si le temps est passé et que les amours mériteraient d'être un peu passées à la machine, même c'est si triste de s'être autant aimés et autant déchirés, eh bien...des fois, ça vaut le coup quand même de traverser l'enfer.

 

Le message est passé à la relève. A vous Doherty/Barat !

 

 

PS : une copine fb me fait remarquer que j'ai oublié une génération. Donc voilà...

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Steven Tyler et Joe Perry. Dans le cas de Steven, il pousse même le mimétisme jusqu'à avoir partagé Pamela Des barres et Bebe Bluebell avec Mick Jagger. Il lui a même fait une enfant, la sublime Liv Tyler. Respect....

Par lady marlene - Publié dans : it's only rock and roll !!!
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Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 10:26

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Coucou mes paillettes ! (tribute Navie point conne.)

 

Alors, en ce Dimanche matin, agréablement ensoleillé, nous allons un peu causer de tolérance, de défonce et de Jérôme Kerviel.

Si quelqu'un voit un lien entre ces trois mots, qu'il se signake dans les commentaires. Certes, Jerôme Kerviel se défonçait, mais c'est hors de propos. Ou pas.

 

Alors, la tolérance. C'est indispensable diront les uns. C'est une belle chose, diront les autres. C'est utopique ajouteront certains. C'est de l'hypocrisie. a dit mon oncle (qui n'est pas tolérant, au cas où vous l'auriez pas compris.)

 

La tolérance, c'est tout ça mais c'est surtout indispensable (comme disent les uns) pour foutre la paix aux autres et accessoiremment se foutre la paix à soit même.

 

C'est étonnant de voir que même dans les courants qui me sont à priori sympathiques genre les végétariens, il y a toujours ceux qui sont plus végétariens que les autres et qui disent à ceux qui ne mangent plus de viande depuis la démission de Pointcaré que eux sont plus végétariens car eux en plus ils ne portent pas de laine.

 

Alors, la laine, c'est bien gentil, mais je suis pas sure que si vous demandez son avis aux moutons qui crèvent de chaleur, il soit super ok pour que vous le tondiez pas.

 

Après, vous pouvez refuser de porter de la laine, mais n'oubliez tout de même pas que tout ceci résulte d'un choix personnel et que le but est que vous vous sentiez mieux et plus en accord avec vos convictions, ('ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de vous faire la leçon, je sais à quel point c'est difficile.

 

Et le végétarisme, c'est sexy. Si. Ne laissez personne vous dire le contraire. cmartin.jpg

 

J'ajoute que depuis son divorce, il fait des choses que la morale réprouve avec Jennifer Lawrence. 

 

Ce qui prouve à quel point les végétariens sont sexys.

 

Mais la tolérance, c'est aussi laisser les gens écouter ce qu'ils veulent et qui les rend heureux, qui leur fait bouger le tutu, qui leur donne envie de baiser, met la pêche, etc...sans leur démontrer que non seulement votre musique est meilleure,  mais qu'en plus la leur est à chier.

Et ça, mes poulets à roulette, (pas élevés en  batterie, il va de soit,) je connais.....

 

Oui parce que je commets un crime qui dirait on  devrait me valoir la flagellation sur l'autel du bon goût.

 

Non, je n'écoute pas Les One Direction et Justin Bieber en secret, même s'il a pu m'arriver de bouger mon pied en écoutant UN morceau des One direction.

 

Non, c'est pire dirait on....

J'écoute les Rolling Stones APRES "exile on main street."

Enfin, je les écoute aussi après "It's only rock and roll." Et après "Tatoo you." Et même il m'arrive de de hurler "let's somebody do the dirty work" et d'apprécier "one hit to the body." (Non, en vrai j'adore "one hit to the body.") 

 

Bref, il semblerait que tout ça me mette au ban du bon goût. M'en fous, d'abord, le bon goût, c'est suréavulé.

 

Je suis toujours étonnée quand même : globalement, je suis quand même quelqu'un qui fout la paix aux gens, parfois par gentillesse et un brin de lâcheté, souvent parce que j'estime que les trois quarts des sujets ne valent pas une engueulade.

 

Donc, ça m'étonne encore quand certains (oui, au niveau de la musique, c'est quand même très masculin,) viennent m'asséner leurs jugements d"un ton péremptoire en me faisant bien comprendre que si je ne les écoute pas dans la seconde, je serais cataloguée pauvre débile.

 

A ce niveau là, la sombre auto biographie de Nick Kent est un sommet. Le type trouve tout de même "bohemian raspody" nulle et exaspérante. Autant je conçois qu'on puisse ne pas aimer Queen, autant ne pas reconnaître la performance du groupe sur cet ovni jailli de nulle part me parait être au mieux de la mauvaise foi, au pire de la connerie pure.

Et ces mots viennent d'une personne qui pendant des années a refusé d'écouter la moindre note de funk, emmerdant son mari au dernier degré pour "ses goûts musicaux de merde", (il écoutait Kool and the gang, c'est vous dire....) et qui, à l'aube de sa 45ème année, se rend compte que le funk, c'est la musique du sexe et que surtout, les Stones, SES Stones tant aimés en ont fait plein. Du funk.

 

Note, petite sotte qu'un groupe influencé par James Brown, ça paraissait assez logique....

Mais fermons le chapitre de la tolérance. Juste pour vous dire que ce serait bien de s'y mettre....

 

Sinon, la défonce. Je serais brève : la défonce, ce n'est pas cool, ce n'est pas glamour, ce n'est rien de tout cela. C'est juste lamentable. Et si vous avez le moindre doute, précipitez vous pour le coup sur "apathy for the devil." Si vous avez envie de consommer la moindre drogue après ça, c'est que votre cerveau est frit. Mais j'y reviendrai dans un autre billet, si un jour je suis capable d'en parler calmement.

 

 

Finissons par Jérôme Kerviel à la fête de l'Huma. Là j'ai envie de dire un énorme : "C'EST QUOI CE BORDEL ??????"

 

Kerviel, c'est quand même un peu LE symbole des dérives du capitalisme et que d'un seul coup, il ait vu la lumière, (quand il s'est fait prendre, ce qui permet tout de même de se poser deux ou trois sérieuses questions sur sa sincérité) ne change rien au fait que ce type n'est pas un héro, qu'il se tamponne le coquillard des travailleurs et qu'il a en gros, rien à foutre à la fête de l'Huma. Merci, fermez le banc.

 

A part ça tout va bien. J'écoute "Got heat soup" en papotant ici, mon écriture a été libérée par les fans fictions, (là, encore j'y reviendrai) et je suis à court d'idées pour les miennes.

 

Bon Dimanche, mes petits trésors verts et bleus !

Par lady marlene - Publié dans : Fatras du dimanche soir
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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 19:36

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(Billet honteusement pompé sur l'Angel style. L'imitation est la forme la plus sincère de flatterie, en plus on a toutes les deux des problèmes d'évier/lavabo....flotte, quoi.)

La fille, elle va à la Fnac, la fille.

 

Et elle achète un nouveau cahier de coloriage, la fille.

 

Et le dernier tome de "pretty little liars", la fille.

 

Et elle finit au rayon CD, la fille.

 

Et elle achète "exile on main street", la fille.

 

Et elle l'écoute, la fille. En boucle.

 

Les 5 premières fois, son chéri est indulgent.

 

Les 5 suivantes, il lui demande de baisser à la fille. La fille, elle lui répond 'si c'est trop fort, c'est que t'es trop vieux !"

 

A LA 10ème, le chéri de la fille, il tape sur son moteur de recherche 'comment faire rajouter des noms à la liste des grands tortionnaires de l'humanité."

 

A la 15ème, il n'est plus du tout happy.

 

A la 20ème, il envisage de mettre la garce en fuite.

 

A la 25ème, il est sur le point de se servir du cd pour lancer les dés.

 

A la 30ème, il se demande ce que ça coute s'il ligote la fille sur la voie ferrée.

 

a la 35ème, il compose le numéro de Tony the devil, son vieux pote hells angel's...avant de se rappeler que Tony the devil n'existe pas. Tant pis, il regarde "son of anarchy" pour se venger.

 

A la 40ème, il pense divorcer. Plus de coupe d'amour pour la fille.

 

A la 45ème , il envisage vaguement de faire avaler à la fille les fruits amers de la Californie. Ou de la perdre dans la douce Virginie.

 

Avec son putain de cd;  bien sur.

 

A la 50ème, il a vraiment le blues du ventilateur.

 

 

A la 55ème, il gémit "je n'arrive plus à te comprendre, mon amour !"

 

A la 60ème, il entend....le silence.

 

Et il soupire de soulagement. Il est une âme en sursis.

 

Mais au premier accord de "rock off"; il hurle de douleur.

 

La torture est repartie.

 

Ah, faut il qu'il l'aime, la fille.....

Par lady marlene - Publié dans : la marlène's familly
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