Ce matin, au lieu d'étudier l'économie du citoyen soviétique pendant la défunte URSS, je trainassais un peu sur les blogs.
Et sans aucun hasard, j'ai atteri sur "pensées de ronde."
Malgré les quelques agacements qu'a pu me provoquer la maitresse des lieux, je dois dire que c'est un des rares blogs avec Cachemire et Soie et Journal d'un vieux pull en mohair (qui m'a inspiré ma dernière note,) dont l'écriture me touche.
Certains me distraient, d'autres me font rire, d'autres encore m'épatent par le travail artistique qui y est déployé mais rares sont ceux qui me touchent.
"Pensées de ronde" est de ceux là.
Et une mini polémique est née en ces lieux virtuels.
Je ne reviendrai pas dessus, ça ne me concerne pas plus que ça.
Mais elle m'a inspiré certaines réflexions.
Nous venons nous confier sur les blogs et les forums, déposer nos soucis, nos pensées intimes, parfois nos fantasmes avilissants, raconter nos vies, raconter nos soucis en espérant y trouver un accueil favorable.
C'est souvent le cas puisque, comme me le faisait remarquer Rachel, on dit de nous ce qu'on souhaite...et forcément, quand on raconte que "ma mère est un monstre qui m'empêche de me réaliser," on oublie opportunément les 300 euros que le monstre nous verse quand nos dépenses de fringues, sacs à main et chaussures nous ont encore mis à découvert.
On va sur les blogs et les forums, pour trouver un soutien, pour avoir un soutien inconditionnel, pour s'entendre dire que notre mari ne nous mérite pas, que notre mère est méssante, que tous ces cons ne méritent pas quelqu'un d'aussi génial....
On va sur les blogs et les forums pour se faire reluire l'égo.
On y va pour être aimé tout simplement.
Et n'est ce pas tout simplement la démarche du blogueur ?
On s'expose, on se livre, on se présente de la meilleure façon possible pour être aimé......
Un besoin de reconnaissance qui s'explique par des raisons qui sont propres à chacun de nous.
Mais une chose est sure : j'ai ce besoin de reconnaissance. Je blogue pour être reconnue, pour être adoubée.
Pas que pour moi. Mais le fait est que quand Tonie Behar vient me laisser un commentaire, quand une amie me dit qu'elle a failli pleurer à mon dernier billet, que mes amis me disent que mon blog est meilleur en évoluant.....
Je suis heureuse.
Car l'écriture est mon moyen de communication priviliégié et si je sais que j'ai un brin de plume pas trop pourri, j'ai aussi une exigence qui fait que je n'admets aucune complaisance, aucune lamentation, aucun ton un peu "donneur de leçons".
Je n'ai aucune indulgence envers mon écriture car je sais qu'elle peut être excellente.
J'ai détesté ma note sur '"la dame de fer" car elle était absolument tout ce que je déteste. Donneur de leçons, geignard, prêchi prêcha.
Me découvrir perfectionniste a été une grande surprise car j'avais décidé une fois pour toutes que j'étais une fumiste.
Non, simplement j'arrête quand je n'arrive pas au résultat que je veux.
Je cours surement un peu vite après mes objectifs. Je suis impatiente, je n'aime pas attendre, je n'aime pas le flou.
Je cherche la clarté, la rapidité, la synthèse...la perfection.
Mais cette perfection est la mienne et elle peut paraitre imparfaite aux yeux des autres. Mais quand je me retire de mon ordi heureuse de ce que j'ai écrit, quand je me dis "là j'ai tapé juste, c'est exactement ce que je ressens...."
Je suis heureuse.
L'écriture fait partie de moi. Et je suis prodigieusement agacée par ceux et celles qui décident de pondre un livre, voir un blog avec des fautes à chaque mot....
Des fringues de marque ne font pas une bonne blogueuse. La bonne blogueuse a un travail artistique, un ton, du texte....
Du texte.
Et le point commun entre les blogs qui me touchent....
C'est le texte.
Et j'ose espérer que celui là touchera, émuera, agacera peut être.....
Mais ne laissera pas indifférent.
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